TAL-COAT Pierre
Pierre TAL-COAT Biographie
Pierre TAL COAT 1905 - 1985

Pierre Jacob naît en 1905 en Bretagne, à Clohars-Carnoët. En 1927, il prend le surnom de Tal Coat (front de bois) pour éviter toute homonymie avec l’écrivain artiste quimpérois Max Jacob. Sa première exposition à la Galerie Maeght a lieu en 1954, c’est le début d’une longue collaboration. Il réalise également, pour les Editions Maeght, plusieurs lithographies et eaux-fortes pour des livres de bibliophilie, le premier en 1936 « Traverse d’un plateau », « Sur le pas » en 1959, avec les poèmes d’André Du Bouchet, et « Revif » en 1978 de Philippe Denis.

Pierre Tal Coat s’installe en 1961 dans la « Chartreuse » de Dormont à Saint Pierre de Bailleul, la même année Charles Estienne écrit « …Je dirais volontiers que Tal Coat est un seigneur de la terre et de l’espace, lui qui les arpente, l’argile et la poussière aux pieds, mais attentif, à cette lueur au loin, métallique et pure comme un chant d’alouette, à ce reflet de la flaque d’eau dans le sillon qui hésite entre la terre verte et le violet de mars ; lui qui sait voir naître dans la poussière beige du terrain en friche le vert fabuleux des premières pousses du printemps… ».

En 1964, il réalise une mosaïque pour un mur d’enceinte de la Fondation Maeght. Il a exécuté de nombreuses lithographies et eaux-fortes originales de 1954 à 1980. L’œuvre dessiné et gravé de Pierre Tal Coat peut se définir par ce texte écrit par lui en 1972 : « … Le dessin est cheminement ! Regard conduit dans l’apparaître de la lumière, l’ombre l’accompagnant ; non pas contour ; idéalité : fermeture et complaisance. Le dessin est d’intériorité, toujours changeant dans l’apparaître, le disparaître, conduisant le regard en cette errance de la rencontre, dans la mouvance… Il n’est pas un quelconque trait en lequel enclose serait l’image. Il est partout, le cheminement du regard, il n’est pas seulement trait, car en ce trait, aussi ténu qu’il fût, est l’espace en toutes ses parties, subissant, devenant lumière, ombre, lumière, cheminement. Apparaissant disparaissant, s’abîmant puis venant au jour dans la résurgence… ». Pierre Tal Coat meurt en 1985 à Saint Pierre de Bailleul.
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