Marco DEL RE
24 Septembre 2009
21 Novembre 2009
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Une quiétude élégiaque mais non départie d’une certaine emphase: telle est l’atmosphère qu’insufflent les œuvres de Marco Del Re, qui envahiront avec audace et délicatesse les salles de la galerie Maeght. En effet, du 24 septembre au 21 novembre 2009, à travers des peintures de grand format aux côtés de grandes sculptures en bronze, Marco Del Re nous dévoile un travail imposant et fort.

Tout d’abord, la Série des grandes œuvres sur papier, intitulée Madame Butterfly (300 x 120 cm), impressionne d’autant plus qu’aux artifices elle préfère la simplicité d’une puissante bichromie noire et jaune, en rien écrasante malgré son aspect monumental. Toujours inspirée du célèbre opéra italien en trois actes de Giacomo Puccini, la Suite Pinkerton (160 x 120 cm) décline le visage de cette célèbre geisha. Grâce à ce thème, Marco Del Re imagine de très beaux visages à l’encre sur papier népalais à la manière des images découpées de Matisse.

Curieux d’éprouver son art au contact de différentes techniques, Marco Del Re poursuit son œuvre à travers la sculpture, capable de donner une autre dimension à son attrait pour les formes et les volumes. Via ses sculptures, Marco Del Re offre une nouvelle lecture de son travail : de la rencontre d’images chères à l’artiste naît une création originale, que l’on peut découvrir sous tous ses angles, ou appréhender dans son ensemble. Les sculptures présentées cet automne à la Galerie Maeght, évoquent des visages larges, figés mais sereins, des attitudes hiératiques au regard fixe et absent, et nous rappellent la sculpture d’ornement de l’art byzantin et assyrien. Réalisés en Italie, ces bronzes patinés imitent la couleur de la pierre des temples romains dans lesquels s’expriment les héritages étrusque et grec.

Toutes ces œuvres exposées nous plongent au cœur même de l’iconographie de l’artiste. Retraçant à la fois son parcours éducatif: études classiques de latin grec à l’Ecole Européenne de Bruxelles, puis études à la Faculté d’Architecture de Rome. Et racontant une œuvre à mi-chemin entre tradition classique, art oriental et peinture moderne, puisant son inspiration dans la littérature et la mythologie, à la source de l’Art et de son Histoire.

« J’aimerais citer Alberto Savinio, le frère de De Chirico, qui a dit plus ou moins que toute forme d’art qui ne dialogue pas avec le passé est ennuyeuse et vulgaire. Ensuite chacun a sa façon de dialoguer avec le passé ; en ce qui me concerne, il s’agit d’une base. On pourrait citer aussi cet ouvrage d’Aby Warburg, magnifique et inachevé, qui devait s’intituler Mnemosyne. Dans les premières décades du XXe siècle, il avait pensé recueillir deux milles images relatives à l’histoire de la pensée esthétique humaine. C’est quelque part ce qui va devenir le Musée Imaginaire de Malraux. Je crois que c’est dans cette perspective qu’il faut voir et considérer ces résurgences historiques et ces citations qui souvent apparaissent dans mon oeuvre. »



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