Paul REBEYROLLE
11 Mars 2010
24 Avril 2010
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La Galerie Maeght présente une trentaine de lithographies de 1966 à 1979, le magnifique livre de bibliophilie « Une utopie concrete » de 1976 (texte de Samir Amin) et deux bronzes de 1974-75. Paul Rebeyrolle dénonce dans ses toiles toutes les formes d’oppression, de violences, de souillures avec une puissance picturale impressionnante. Chaque œuvre illustre son combat de toujours au service de l’homme, de la nature face aux multiples dérives de la société et des pouvoirs. Pour Paul Rebeyrolle, la peinture est un art sans limite et elle est le seul but réel de sa vie. Son œuvre, toujours figurative, est marquée par la violence, la rage, la révolte face à l'oppression ou l'engagement politique. Elle est ponctuée de tableaux animaliers et paysagers, ainsi que de tableaux employant des matières collées sur la toile (terre, crin, ferraille...). Elle a été appréciée par les philosophes Jean-Paul Sartre ou Michel Foucault.
Exposition Paul REBEYROLLE
La Galerie Maeght présente une trentaine de lithographies de 1966 à 1979, le magnifique livre de bibliophilie « Une utopie concrete » de 1976 (texte de Samir Amin) et deux bronzes de 1974-75.

Paul Rebeyrolle dénonce dans ses toiles toutes les formes d’oppression, de violences, de souillures avec une puissance picturale impressionnante. Chaque œuvre illustre son combat de toujours au service de l’homme, de la nature face aux multiples dérives de la société et des pouvoirs. Pour Paul Rebeyrolle, la peinture est un art sans limite et elle est le seul but réel de sa vie.

Son œuvre, toujours figurative, est marquée par la violence, la rage, la révolte face à l'oppression ou l'engagement politique. Elle est ponctuée de tableaux animaliers et paysagers, ainsi que de tableaux employant des matières collées sur la toile (terre, crin, ferraille...). Elle a été appréciée par les philosophes Jean-Paul Sartre ou Michel Foucault.

Les Paysages : « Paysage » de 1970
« On ne peut pas peindre sans avoir un amour profond des gens, des choses et de la nature. Sinon, on fait un article ou on écrit un livre. Le peintre, pour moi, doit avoir un contact physique avec la nature » Paul Rebeyrolle, Opus International, n°92, 1984

Les Nus : « Nu » de 1971
Paul Rebeyrolle exécute en 1971 une série de nus. De toiles en toiles, il se livre à un corps à corps avec la matière picturale qui permet aux formes d’être à la fois violemment concrètes et formidablement anonymes. De ce magma primitif qui gicle, coule, charrie de la boue, les corps tentent de s’extraire et cherchent à être.

Les Sangliers : « Sanglier » de 1971
Ces tableaux constituent de mystérieuses parties de chasse. Le sanglier surgit de la toile avec le corps massif et vigoureux de la bête sauvage.

Les Prisonniers :« Prisonniers »,« Evasion »,« Geôle » de 1972
La série des « Prisonniers » est exposée à la Galerie Maeght en 1973, le catalogue est préfacé par Michel Foucault « La force de fuir », Derrière le Miroir : « À ce moment, j’avais des chiens de chasse qui ne demandaient qu’une chose : courir partout. Et mon problème, c’était qu’ils ne se fassent pas écraser sur la route par les voitures. Je construisais donc des espèces d’enclos pour les laisser en semi-liberté. Ces chiens et leurs cabanes m’ont servi d’emblèmes pour les prisons. »

Natures mortes et pouvoir : « Couchez !! » de 1977, « A voté III » de 1978
Avec la série « Natures mortes et pouvoir », Rebeyrolle montre les conséquences et les effets du pouvoir. Le pouvoir qui exclut se traduit par un empilement de caisses en carton, dérisoires cellules qui lorsqu’elles ne sont pas fermées, laissent entrevoir des têtes de mouton. Ces têtes sont réalisées au moyen de larges flaques de couleur rouge dégoulinant sur une matière triturée et trouée. Ce que désignent ces pauvres têtes effarées, c’est peut-être l’impasse morale et intellectuelle dans laquelle chaque jour notre société s’engage un peu plus.

Les Evasions manquées : « Personnage accroupi III », « Personnage suspendu II », « Personnage suspendu III » de 1980
La série « Les évasions manquées » comporte trois volets. L’un est relatif à des prisonniers qui n’arrivent pas à sortir et qui sont plus ou moins torturés. L’autre réinterprète des toiles célèbres au sujet religieux en les accompagnant d’un corps maltraité, car pour Rebeyrolle toutes les formes de croyance sont des évasions manquées. Et enfin le troisième concerne les suicides.
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