Pour ouvrir l'année, la Galerie souhaite proposer aux collectionneurs ainsi qu'à tous les amateurs de photographies d'approcher l'intimité des grands artistes du XXème siècle. Hier Calder, Malraux, Mirò, Tàpies, Chillida, Bury, Ubac, Adami... Aujourd'hui Monory, Del Re, Fromanger...
Passionné d'art, Clovis Prévost a été le compagnon discret de leur travail créatif et solitaire, il livre dans cette exposition une série de clichés uniques, tant par leur qualité picturale que par la fragilité et l'intensité des moments restitués. Clovis Prévost est le témoin attentif et émerveillé de ces instants si réels mais si fugitifs que seule la photographie peut donner à voir. Par sa faculté étonnante de se glisser dans l'univers d'un artiste, d'épouser ses gestes, le photographe capture et donne à revivre l'intensité des moments de création, de discussion entre artistes, de réflexion, de métamorphoses. Suivant les artistes dans la durée, aimant établir une complicité, Clovis Prévost s'attache avant tout à la figure humaine, loin des portraits conventionnels et de préférence en pleine action. Il n'est pas rare qu'un détail familier s'ajoute au portrait : le chien près du chevalet de Monory par exemple.
Comme un hommage à Dali, l'exposition fait le lien entre les deux grandes passions du photographe. Dali est en effet l'artiste qui introduisit Clovis Prévost au sein de la grande famille de l'art. Il est celui qui découvrit son talent de photographe d'architecture quand il lui proposa, en 1967, de faire "le plus beau livre jamais réalisé sur Gaudi" Ces photographies de la Sagrada Familia de Gaudi, plusieurs fois sélectionnées et exposées, sont un des temps forts de l'exposition. En vis-à-vis des photographies des artistes au travail, elles offrent une profondeur de champ unique pour l'imaginaire et la sensibilité, dans des noirs profonds et poudrés, ondulants, basculants, hypnotiques
Clovis Prévost se définit avant tout comme cinéaste, ainsi la Galerie Maeght propose également des photos du tournage du film co-signé avec Pol Bury " 8500 tonnes de fer", et également des photographies d'André Malraux prises au cours de la réalisation du film "Les métamorphoses du regard" produit par Maeght.
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