Aki Kuroda et Pleyel

Aki Kuroda, peintre japonais né à Kyoto en 1944, vit et travaille à Paris depuis plus de 30 ans.

Élevé dans un milieu artistique, Aki Kuroda suit des études d’histoire de l’art. Il voyage, séjourne à New York, puis à Paris, où il s’installe en 1970. Son travail est remarqué par Adrien Maeght qui l’expose en 1980 à la Galerie Maeght. Il y présente une série de toiles intitulées Ténèbres, avec une préface de Marguerite Duras. Depuis, il expose régulièrement à la Galerie Maeght. Il participe également à de nombreuses expositions collectives dont la 11ème Biennale de Paris (1980) et multiplie les expositions personnelles à l’étranger : Los Angeles, Barcelone, Bruxelles, Copenhague, Londres, Tokyo, Berlin…

La diversité de ses créations fait de lui un artiste aux multiples facettes : peintre, graveur, dessinateur, sculpteur, créateur d’installations et de décors de théâtre. Il a réalisé en 1989 les décors du « Passage de l’heure bleue » de Stéphane Aubin à l’Opéra de Paris, les décors du ballet « Parade » d’Angelin Preljocaj à l’Opéra-Garnier et ceux du Palais des Papes pour le festival d’Avignon en 1993. Il a aussi réalisé plusieurs spectacles-performances intitulés « Cosmogarden » à la Manufacture des Œillets à Ivry en 1997, aux Grands Ateliers de l’Isle d’Abeau en 2005 et au Musée de Tokyo en 2006.

Il a créé de nombreuses affiches (Festival d’Avignon en 1993 et en 2000). Il a réalisé des tableaux avec les textes Pascal Quignard pour qui il a également réalisé les couvertures des huit volumes des Petits Traités. Il a créé la revue Noise qui réunit textes et créations originales d’artistes, écrivains, designers, photographes, réalisateurs…Il se rend régulièrement à l’imprimerie Arte à Paris où il travaille toutes les techniques d’impression. En 25 ans de collaboration, ce sont plus de trois cents œuvres gravées qui sortiront des ateliers.

Le cosmos, le temps, le silence, la nuit, la silhouette sont des thèmes récurrents dans son œuvre. L’éclat de ses tableaux semble résider dans sa vision à la fois excessivement sereine et quelque peu violente de l’univers. Nées dans l’automatisme du geste, ses figures marquent la toile d’un envoi ou d’un sillage. Ses œuvres naissent de la spontanéité, le mouvement de la ligne laissant jaillir la forme.